Doctor house ! Vous me recevez ?

(épisode turista : suite et fin)
(pour les nouveaux arrivés : olivier = olive = le zozo)


« Quand il faut, il faut »
(C’est ma version)

Olivier, lui, a une autre version mais elle est moins polie, je vais donc m’abstenir.

Bref …
Après quatre jours mal en point, nous décidons de nous rendre chez le médecin.
Près d’une semaine sur le trône, ça commence à devenir long, même pour sa majesté des prouts.
Direction donc le généraliste, sur notre petite île de Siquijor.

On nous recommande une petite clinique dans le centre de la municipalité de Siquijor. (Oui, je sais, il y a “Siquijor” mais aussi “Siquijor” … cherchez pas, c’est comme ça)
Notre expédition commence bien : à deux pas de la « doctor clinic », nous demandons notre chemin.
Google maps est précis mais la clinique semble bien cachée.
Les voisins, eux, ne semblent tout bonnement pas informés. « Doctor clinic, I don’t know »
Ce n’est pas toujours plus gai quand les pistes sont brouillées …

Nous finissons par trouver la clinique, en choisissant l’option « bon sens » de notre gps intérieur. Nous savons qu’une consultation gynécologique est située tout près, qu’un ophtalmo n’est pas bien loin, ça doit être dans le coin.
Bingo ! La doctor clinic est finalement logiquement placée. Il ne manque plus que le “doctor House” du coin.

La salle d’attente est plutôt pleine, mais les patients défilent.
On nourrit l’espoir de passer bien vite.
Nous ne sommes pas déçus, c’est ce qui se passe.
Zozo rentre dans la salle de consultation, alors que je reste dehors avec Léa.

Aussi vite qu’il est rentré, il ressort.

L’expression quelque peu perplexe.

– Alors ?
(La maman Soso qui sommeille en moi n’est jamais bien loin, ne vous l’avais-je pas déjà dit ?)
– Ben … je sais pas ?
Le regard d’olive est empreint de ce je ne sais quoi d’incertitude.
Il a l’air sonné.
Je viens à son aide.

– Alors ? Il t’a donné un antibio ?
– Ben … non …

Perplexe, incertain, sonné, et pensif.

– C’est pas une prescription ça ?
Je le remarque alors, il tient un papier grandeur A4 dans sa main.
– Ben … non …
– C’est quoi ?
– Ben, je ne sais pas …

Perplexe, incertain, sonné, pensif, ailleurs … il me rend le papier sans même le regarder.

C’est une certificat, avec sa photo – en couleurs s’il vous plaît – et plein de données médicales.

– Ah ! Il a quand même pris ta tension. Les valeurs sont un peu élevées, tu ne trouves pas ?
Tant qu’à faire, j’analyse ses données, et je trouve sa tension un chouïa élevée …
– Ah bon ?! Mais il ne m’a rien mesuré du tout !
Tout est vraiment très étrange.
La consultation n’est, après tout, peut-être pas terminée …
– T’as payé ?
– Mais oui, j’ai payé…
– T’as payé, t’es passé, il t’a remis des résultats mystérieusement obtenus, et il t’a rien dit ?!?!
– Il m’a posé des questions
– Genre ?
– Si j’avais un permis de conduire international, entre autre

Le zozo revient alors à lui.

Comme si cette dernière bizarrerie lui faisait reprendre conscience.

Docteur House est peut-être dans la place après tout …

Olive retourne alors chez la secrétaire, pour demander quelles sont les suites des festivités. La secrétaire le rassure :
« tout est en ordre, monsieur, vous pouvez passer votre permis
– mon permis ? Mais je suis malade !
– Ah bon ? Vous êtes malade ? Mais vous avez quoi ?!?!?!? …

Et là, je vous avoue que j’ai eu très peur …

… peur que le Zozo ne lui montre son mal pour être certain que doctor House comprenne bien tous les tenants et aboutissants de l’histoire …

… peur de moi aussi laisser quelques traces douteuses car ça faisait longtemps que je n’avais pas autant ri (… et le Zozo non plus, d’ailleurs …)

… bref : grâce à sa turista, le Zozo est reparti de chez le doc avec un certificat qui lui donne droit à passer son permis de conduire philippin …

… Comme quoi, ça n’a pas que des côtés négatifs de se sentir un peu raplapla …

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